Comment choisir son avocat ?

Choisir un avocat s’apprend, parce qu’on ne sait jamais quand on devra être accompagné devant le tribunal. Et quand ces circonstances se présentent, on est dans l’urgence, mais on peut aussi choisir un avocat pour des conseils juridiques. Sachez qu’un avocat est une personne de confiance ayant pour mission de défendre les intérêts et les droits de son client. Voici les critères de choix d’un avocat.

Identifiez votre problème juridique et faites appel à un spécialiste

La première étape du processus de recherche d'un avocat consiste à comprendre le problème ou la question qui se pose à vous. La loi comporte de nombreuses spécialités et sous-spécialités différentes, et avant de pouvoir déterminer avec précision le meilleur avocat pour vous représenter, vous devez déterminer quel type d'avocat est le mieux à même d'aborder et de résoudre votre problème. Au cours de cette phase initiale, consultez votre avocat général d'entreprise ou un autre conseiller commercial de confiance tel que votre comptable.

Choisissez un spécialiste pour vous aider à résoudre votre problème. Les avocats d'aujourd'hui sont aussi spécialisés que les médecins. Vous ne demanderiez pas à votre généraliste de pratiquer une opération à cœur ouvert. De même, vous ne demanderiez pas à votre avocat d'entreprise de se charger d'un audit des salaires et des heures de travail ou d'une inspection du travail. Un spécialiste connaîtra les derniers développements et les nuances juridiques applicables à votre problème sans vous faire payer un supplément. Cette connaissance de pointe est essentielle, car elle pourrait a faire la différence.

Les honoraires

Un spécialiste est plus cher qu’un généraliste, mais en général, les honoraires diffèrent d’un avocat à l’autre. Différents facteurs entrent en jeu dans la rémunération d’un avocat. De son côté, il tient compte de son expérience, de l’envergure de son cabinet, de sa notoriété et du nombre de ses assistants (s’ils existent). Du côté de son client, il considère la situation financière de ce dernier ainsi que la complexité du dossier.

Comment choisir son avocat ?

Le premier contact avec l’avocat

Bon nombre d’avocats donnent rendez-vous pour un premier entretien. Ne prenez pas cette opportunité à la légère, car c’est un bon indicateur qui présage votre collaboration. Est-il disponible ? Ouvert ? Essaie-t-il de comprendre votre problème à fond ? À quel point maîtrise-t-il le sujet ? Autant de questions méritent des réponses au bout de votre première entrevue. C’est un critère crucial de décision.

Les déplacements de l’avocat en fonction de sa situation géographique

Choisir un avocat résidant ou ayant un cabinet près de chez soi est une chose, et c’est peut-être valable pour des dossiers courants, mais dès lors qu’il s’agit d’affaires complexes nécessitant des déplacements, il se pourrait qu’il engage ce qu’on appelle des frais de déplacement et de postulation. Il faut y penser.

La notoriété de l’avocat

L’avocat à qui vous allez confier votre affaire a-t-il bonne réputation ? Vous obtiendrez rapidement des réponses s’il est visible sur Internet. Un cabinet reconnu comme Tricaud Avocats aura de forte chance d’avoir des articles de presse le mentionnant. Faites donc des recherches à propos. Par ailleurs, beaucoup se fient au bouche-à-oreille pour enquêter sur la notoriété d’un avocat, mais de ce côté-là, il faut faire preuve de discernement.

Écouter son entourage rassure sur la compétence de l’avocat à traiter telle ou telle affaire similaire, surtout si les interlocuteurs ont réussi, mais quand il s’agit des déçus de la justice, c’est normal s’ils vous déconseillent leur ex-avocat. Essayez de voir où était la faille. Est-ce l’indisponibilité de l’avocat, ou c’est juste une estimation pointant l’avocat du doigt comme responsable de leur échec ? À vous de voir.

Les compétences de l’avocat

C’est la dernière chose qui n’est pas des moindres. Il faut savoir que tout avocat est titulaire du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat ou CAPA. En plus, il a un Master 1 en Droit. Sachez toutefois que l’expérience professionnelle juridique réussie d’un avocat peut lui ouvrir des voies dérogatoires menant au barreau sans CAPA.